dimanche 31 décembre 2017

De Jeremy Circus à Ragnarson... Ma vie comme un travelling avant !


"Tu atteindras ta destination même si tu voyages lentement."
Proverbe Viking




DE JEREMY CIRCUS À RAGNAR SON...
MA VIE COMME UN TRAVELLING AVANT !
Par Martin Lebel alias Martin Polaire


L'HISTOIRE QUE JE m’apprête à vous raconter n'est pas l'histoire d'un homme ordinaire. J'aurais bien aimé commencer ce récit par le tout début, sa naissance, mais je crois que je dois garder une certaine réserve ; Pour ce qui est de la pudeur naturelle de Jeremy, déjà je sais que certains passages de ce récit risquent de semer de l'agitation dans ses terminaisons nerveuses. J'essaie de m'imaginer le monde tel qu'il serait si Jeremy n'existait pas et cette idée me rend très triste.

Vous imaginez un peu la terre sans le soleil ?!



Salvador Dali // Jeune d’œuf soleil - 1955


Le saviez-vous ?
L’œuf est le symbole de l'origine du monde, l'image de la parfaite sérénité hermétiquement close sur le mystère de la création, le symbole pré-chrétien de fertilité, de chance, de naissance, de renaissance (le jaune d’œuf représentait le dieu soleil et le blanc la déesse-mère), de force de vie et enfin de résurrection. L’œuf est également une représentation de la lumière divine et apparaît ainsi comme l'un des symboles du renouveau périodique de la nature. Ce qui en fait le puissant symbole du printemps et de la fête de Pâques.



Jeremy adore "The Visit" de M. Night Shyamalan !
Une visite

JEREMY DÈS LA première fois où je lui ai rendu visite, il était là devant moi sous un ciel bleu et radieux. Wow ! Je l'ai tout de suite aimé ! Comment le décrire sans tomber dans les clichés superfétatoires ? Je peux affirmer qu'il est un être singulier et simple à la fois. Sa simplicité ne fait pas de lui un homme simpliste, bien au contraire. Il est doté d'une grande complexité, mais être complexe ne veut pas dire être compliqué... Quoique... Avec Jeremy, lorsqu'il doit choisir ses œufs datés au supermarché, pour le coup, cette action qui devrait être d'une simplicité sans équivoque devient un morceau d’anthologie surréaliste digne d'un tableau de Salvador Dali. Je ne pensais pas que de choisir des œufs étaient un acte si lourd de signification et de profondeur. Je vous assure qu'à ce point c'est troublant... Depuis, je regarde les œufs avec amour et je vois des formes ovoïdes partout ! J'avais l'impression d'être téléporté dans un film de M. Night Shyamalan, où le parcours dans les allées du supermarché devient le prétexte à la rencontre de signes étranges. Jeremy est un cinéaste dans l'âme, et se balader à ses côtés c'est porter un regard décalé sur les choses. Tout peut devenir surdimensionné au contact d'un être polyédrique ultra lucide comme Jeremy Circus. Son champs gravitationnel déforme l'espace et le temps. Partager des moments avec lui c'est ouvrir une brèche dans l'éternité. Plus d'une fois j'ai frôlé le choc vagal juste à l'écouter me décrire certains épisodes de sa vie. J'entends sa voix me parler sans même voir ses lèvres bouger. Lorsque je m'approche de lui, mes cellules s'agitent et mon cœur s'emballe. Il détient un très fort pouvoir d'induction.

Souvent je dois regarder ailleurs lorsque je suis à ses cotés, car l'observer consiste à le voir totalement et il demeure pour moi toujours une énigme trop colossale devant laquelle je peux vite me sentir perdu. Mon sentiment pour lui est ineffable, et c'est probablement la raison pour laquelle il y a toujours trop de circonvolutions lorsque j'écris sur lui. Dresser le portrait de Jeremy c'est peut-être bien ma façon de me pardonner pour tous mes manquements envers mes propres rêves. Jeremy me donne de nouveau l'envie de rêver avec plus de contrastes et de reliefs. Il est admirable comme le tableau de Gustave Caillebotte "Les raboteurs de parquet". Jeremy... C'est un joyau massif pourvu d'une densité comme j'en ai rarement rencontré. Trop tangible et lumineux, je le ressens si fortement dans tout mon être, je voudrais parfois, comme les traits du dessinateur qui tente de restituer les contours d'une beauté pure... Je voudrais pouvoir saisir sa splendeur et la dépeindre sur une toile vierge afin de me libérer d'un vertige trop grand. Insondable homme au regard tranchant comme les cisailles d'un sculpteur, la vie de Jeremy Circus aka Ragnarson, comme un travelling avant, c'est l'histoire d'un Artiste animé par la liberté et la passion...







Jeremy Circus en pleine séance de dessin pour un Storyboard
Il était une fois en 2002...

JEREMY A 18 ANS lorsqu'il débute les Arts appliqués à l'école Bellecourt à Lyon, et il obtient un Diplôme Bac STI. Le jeune insolant est doué pour le dessin et il porte profondément dans son terreau fertile la graine germée de la création. Ces cellules s'agitent et elles atteignent le point d'ébullition, il a besoin de découvrir la vie, il est fougueux et tempétueux...

Il quitte Lyon à 19 ans, il décide de s'émanciper et d'ouvrir les voiles pour commencer enfin sa vie de jeune adulte ; Il connaît alors la vie de bohème et découvre les joies des lits exogènes. Il exulte encore et encore... L'époque adolescente est révolue ! Il troque enfin son image de garçon studieux et sage contre un cuir Perfecto, un jean délavé et la clope pendante entre les lèvres. L'esprit de Gainsbourg l'accompagne dans ses pérégrinations nocturnes. Il exulte encore et toujours... Comme un papillon de nuit il est attiré pas la chaleur des spots-lights, mais quelque chose manque au tableau, la composition s'annonce belle dans l'esprit vif de l'enfant terrible, mais il n'a pas encore trouvé les bons matériaux et le bon médium...

L'époque de la cigarette décontractée
Il n'a que 20 ans et il voudrait bien frôler le ciel... Il se cherche et il est animé par l'appel de nouveaux horizons. Un jour il se dit « Je veux jouer la comédie !» Il décide alors de faire du théâtre à l'Acting International, et il découvre la célèbre méthode Stanislavki. Le mouvement est son fer de lance et il avance avec confiance dans cette belle aventure.

A 23 ans il est dans sa dernière année de formation en art de la scène, et il monte sur les planches pour jouer dans la version revisitée « Les nuits blanches » de Fedor Dostoïevski. Il profite aussi de cette dernière ligne droite pour passer à la technique de jeu devant la caméra ; Avec la participation de certains élèves de sa formation, ils réalisent un court métrage « Son silence », dans lequel le prodige Circus en devenir joue un enfant autiste dont la mère, par amour et par désespoir, ne pouvant projeter positivement son fils dans l'avenir, commet l'impensable et le tue.







Sabrina Andrieux // Captation de "Les bonnes manières de..."
Il sort de sa formation rempli d'aptitudes et de compétences, du talent il en détient de bonnes réserves et il rentre dans une période de transformation qui dura quelques années. Mais qu'est-ce que le temps à l'échelle universelle pour un électron libre ? Dans son cocon créatif Jeremy est en voie de devenir un flamboyant papillon. Il porte en lui le germe de sa plus belle création à venir. Dans la matrice universelle le petit Cupidon existe déjà, il doit juste patienter quelques années encore pour enfin arriver dans le monde moderne, et la fabuleuse maman de son petit trésor à venir, sera sa meilleure amie d'études, Sabrina Andrieux. Elle porte des étoiles étincelantes à la place des yeux. Tous les chefs d’œuvres viennent de l'amour et du ciel. Faut juste laisser le temps à la lumière de l'astre de papa - il n'est pas très vite ton père hein - pour qu'elle atteigne et touche la terre bien ronde de maman. Petit Ange d'allégresse, maman et papa ne savent pas encore à quel point ils t'aiment et ça te fait bien rigoler... Tu as bien raison d'ailleurs, tu as les parents les plus délirants et les plus drôles de la galaxie ! Tire leur une petite flèche en attendant que tu viennes les retrouver...








Sur le tournage de Barbarie // Photographie : Nicolas Nova
Silence... On tourne !

QUELQUES ANNÉES se sont écoulées depuis sa formation d'acteur à l'Acting International. Il est finalement devenu cinéaste, réalisateur, scénariste, scripteur, monteur... Et quoi encore ? Autodidacte et indépendant ! Mais pourquoi donc un tel retournement de caméra ? Il est sorti de l'écran pour se retrouver derrière le viseur, du côté de la force obscure. Il se cherche toujours et quelque chose lui manque. Je crois qu'il a trop écouté les chansons de Mylène Farmer. Agité perpétuellement par l’impermanence du temps, sa quête le pousse toujours plus haut et plus loin. Son talent protéiforme s'insèrera désormais dans le format 16/9ième...

Le dos de Jeremy recouvert d'un tatouage biomécanique
Il désire profondément projeter son imaginaire dans des univers construits autour d'une dimension poétique et onirique. Il puise dans les ramifications de son être jusqu'à atteindre les racines encrées dans sa nature profonde ; Le voyage intérieur le pousse à devenir maître de sa pensée créatrice, il en a besoin pour s'affirmer et se réaliser dans l'existence. Jeremy est habité par une imagination tentaculaire et spasmodique, et il déploie ses rhizomes organiques dans une vision multidimensionnelle. Il cultive la lumière dans le terreau sombre des méandres de son subconscient ; Seul au centre de lui même, il créé des nébuleuses et des chaos fabuleux avec les germes biomécaniques de sa pensée matricielle. Ces quelques mots ne sont pas sans rappeler l'influence de H.R. Giger, célèbre illustrateur et créateur de l'Alien de Ridley Scott dans l'imaginaire de Jeremy ; Son dos a servi de toile vierge pour la composition d'un fabuleux tatouage illustrant un biomécanique. Impressionnante et magnifique fresque vivante !

Sophie Tellier, comédienne // Photo : Jeremy Circus
Il est habité par les ombres d'un passé antérieur à sa venue sur terre, il met la femme au centre de son regard, il la place souvent nu dans un écrin de lumière bleuté, la dévoilant ainsi dans sa fragilité. Il trouve une grande inspiration à travers sa muse envoutante, la sublime et touchante actrice Sophie Tellier.

Il construit ses films dans des formats courts et sa vision s'est créée à partir de certaines influences des années 80-90, comme celles de Laurent Boutonnat, Mylène Farmer et Michael Jackson, notamment. Ces stars ont introduit le format cinéma 16/9ième dans la culture des vidéo-clip pop de plus de 10 minutes ! Jeremy monte alors ses courts selon les bases élargies du schéma 16/9ième, introduisant une esthétisation des thèmes abordés, autour de cadrages serrés, finement ciselés, montés et millimétrés sur des bandes sons, dont la musique revêt toujours un rôle de premier plan. Tout s'insère dans le réseau complexe de sa pensée. Ces créations sont l'expression parfaite d'un genre singulier et hors norme ; Le concept "CIRCUS" est né! En l'espace de quelques années, il affirma son style, sa maturité et il réalisa avec brio quelques courts métrages ; De petits bijoux étincelant le spectre de l'âme humaine.




Courts métrages
01 : Son premier 1er court métrage « l'inconnue », 2012... 
02 : Mémoire d'un violon, court métrage, 2013...
03 : Barbarie, court métrage, 2014...
04 : Noce de rose, court métrage, 2015...
05 : La valse, court métrage, 2015...





Alexandre Bonstein et Sophie Tellier // Quand je serai grand
Le 24 octobre 2017, l'avant première de Quand je serai grand, le 1er long métrage de Jeremy Circus !

ENFIN, IL EST ARRIVÉ le bébé ! Il s’appelle Valentin et il est sur terre depuis 3 ans déjà. Il a fait sa première brève apparition dans le 1er long métrage de papa, il joue comme un pro et il capte très bien la lumière. Le 2ième bébé, Quand je serai grand, a été filmé intégralement avec un appareil photo Canon, sans aucun technicien sur le tournage et sans grand moyen.

Alexandre Bonstein et Jeremy Circus // Selfie
Jeremy voulait assumer tous les aspects de son film, du scénario à la mise en scène, du tournage au montage final, il s'est impliqué et il a assuré à tous les niveaux... Il a même donné le biberon à tous ses comédiens. De vrais bébés colériques ! Valentin lors du tournage s'est montré le plus responsable dans la troupe d'acteurs ;-) Cette aventure est particulièrement touchante, car elle met en exergue le rôle contributif d'acteurs reconnus. Ils ont tous fait don de leur talent afin que l'esprit CIRCUS puisse réaliser une œuvre à la hauteur de son génie créatif et de sa passion.

Ce film marque la victoire de la vie et symbolise l'Amour autour d'un projet qui aurait pu ne jamais voir le jour ; le sujet évoque la blessure que chaque comédien porte en lui, cette fatale brèche narcissique qui est si essentielle dans le jeu d'acteur et qui peut rendre la vie si cruelle. Les enfants Roi de papa Circus ont improvisé la plupart des scènes selon un canevas pré-établi, il en résulte au final un film décalé et lumineux qui mélange fiction et réalité, dans une formidable mise en abime.
 
Sophie Raynaud et Sophie Tellier // Quand je serai grand
Le pari est réussi ! Quand je serai grand est le fruit d'un réalisateur brillant qui reste stoïque face à l'adversité et qui en dépit d'un manque de moyen financier, arrive à mobiliser les forces en présence, comme celles de ses comédiens aux grands cœurs, pour nous donner à voir que dans l'impossible tout peut devenir possible. À l'heure actuelle, Quand je serai grand est au repos, mais d'autres forces se mettent en marche pour tenter de trouver une parade afin qu'il puisse bénéficier d'une reconnaissance publique et d'une diffusion dans le réseau de la distribution des salles de cinéma. Histoire à suivre...

Quand je serai grand, le 1er long métrage, octobre 2017...
https://www.youtube.com/watch?v=HnI_ukxJB0Q







Baby Jane  // Circus (Cover Bett Davis Feud)
De Jeremy Circus à Ragnarson...
Des mises en images autour de la musique !

BIEN ÉVIDEMMENT que cette histoire doit revêtir une couche supplémentaire autour du noyau dur du concept CIRCUS. Ce n'était pas assez qu'il soit dessinateur, plasticien, acteur, concepteur, réalisateur, scénariste, photographe, il fallait aussi qu'il construise sa propre légende dans des mises en scène autour de la musique et pour exalter le tout, sa voix diffuse sur les images des accents gainsbouriens.

Mylène Farmer // Image du clip "Si j'avais au moins..."
Jeremy c'est une voix sensuelle et chaude, qui exprime sa dimension solaire et diurne, dans des "Cover" ou plutôt, devrais-je dire, dans des "Couverture", pour parler français. Il adore s'approprier les codes de certaines icônes, comme ceux notamment de Mylène Farmer, pour les transposer à travers ses propres univers, qui sont eux-mêmes inspirés par d'autres codes et d'autres influences cinématographiques. Il aime bien aussi jeter sa couverture en dehors du lit et retourner sa caméra sur lui, pour nous montrer sa superbe brèche narcissique. Il se dévoile à merveille dans Métèque et dans Baby Jane. Il est magnifique l'Artiste dans sa dimension expressionniste, sur fond noir son visage surgit comme une pleine lune.

Il est envoutant et obsédant !
 
Ragnarson Circus // Captation d'écran du clip "Ragnarök"
Il réussi à capter la lumière dans les gouffres de l'âme humaine et les chairs ensanglantées. Sur son avant dernier court métrage Ragnarök, il chante ses propres mots à travers son âme viking, et il ritualise ainsi le passage du renouveau par un acte sacrificiel ; Il nous montre le visage de Ragnarson couvert de son propre sang, et de sa plaie béante qu'il s'est infligée avec la lame affutée de son couteau viking, il exulte dans une douleur orgastique pour se sentir toujours vivant et debout. L'évocation est cru, elle sous tend une sexualité mortifère et bestiale ; Ragnarök nous rappelle le balancier perpétuel de la vie et de la mort, et qu'au delà des épreuves douloureuses infligées par l'existence, tout subsiste dans des états de conscience qui nous libèrent des entraves temporelles et physiques. Faut-il avoir frôlé la mort de si près et avoir connu les affres de la souffrance pour saisir toute la profondeur du sujet évoqué par Ragnarök ? Jeremy est revenu de très loin pour nous montrer un message et il intègre désormais son identité guerrière pour continuer son chemin avec force et courage.




Jeremy Circus aka Ragnarson // Cover et inédit
01 : Lili Marleen (cover Jeremy Circus)... 
02 : Insondables / CIRCUS ( Cover Mylene Farmer)...
https://www.youtube.com/watch?v=71MuVrL_hpw
03 : Mylène is calling / CIRCUS (cover Mylène Farmer)...
https://www.youtube.com/watch?v=IG5ZvoK42js 
04 : RADIOACTIVITY / RoBERT + CIRCUS / радиоактивность...
https://www.youtube.com/watch?v=QxlAGIQ4Qo8 
05 : L'américain / CIRCUS (cover Lana Del Rey / Jenn Ayache)...
https://www.youtube.com/watch?v=4zQPt6d5BvA 
06 : Métèque / CIRCUS (cover Moustaki / Joey Starr)...
https://www.youtube.com/watch?v=Wr2q1aAHnXc 
07 : Baby Jane - I've written a letter to daddy / CIRCUS (cover Bett Davis Feud)...
https://www.youtube.com/watch?v=LtGcLa1UxBg 
08 : Sous la jupe / CIRCUS // Inédit...
https://www.youtube.com/watch?v=680SE4RCyiw 
09 : Ragnarök – VIKINGS / RAGNARSON // Inédit...
https://www.youtube.com/watch?v=UFfNq2g6bJc&t=22s 
10 : Valhalla / VIKINGS WARDRUNA - RAGNARSON // Inédit...
https://www.youtube.com/watch?v=WIC8iMRA6D4&t=5s




Philippe Calvario // Photographie : Jeremy Circus
Les réalisations de CIRCUS c'est aussi...

SON ASSOCIATION de loi 1901, Les saisons d'Arthur; Diverses collaborations, notamment avec le comédien et metteur en scène Philippe Calvario, sur Les visages et les corps de Patrice Chéreau, pour la captation d'un teaser ; Intervenant sur plusieurs stages comme réalisateur.

Tout le long de son parcours, il développe des aptitudes de monteur sur différents projets ; Il fait de la captation comme photographe et il réalise des teasers, notamment "Re-vue" pour Guesch Patti sur ses spectacles de danse, et pour Philippe Lafeuille sur le spectacle "Tutu" ; Il effectue 3 stages à la MGI – Maison du Geste et de l'Image de Paris, comme Médiateur Culturel, dans le cadre d'ateliers scolaires sur la création de films.

Une Web série humoristique et décalée, de 2012 à 2014, "Les bonnes manières de...", mettant en scène l'incroyable Sabrina Andrieux avec ses magnifiques yeux étoilés dans le personnage de Christiane, une forte tête et femme d'action d'utilité publique, dont la principale mission est de prodiguer des conseils pour nous aider au quotidien. Des fous-rire garantis !

Dans le parcours de Jeremy, ce qui est remarquable, c'est cet investissement personnel et ce courage qui le pousse à poursuivre ses projets, en dépit d'une insuffisance de moyens et d'aides financières. Il ne rentre pas dans les formats officiels et autorisés, pour la simple et bonne raison qu'il travaille essentiellement comme autodidacte et indépendant, et que l'état n'accorde pas beaucoup de considérations aux artistes qui s'autoproclament et qui se définissent en dehors des balises de la culture de masse et marchande ; Rien ne facilite le parcours des artistes hors système.








Jeremy Circus et Sophie Tellier // Photo : Circus
Un reconnaissance symbolique venue du Cœur d'artistes...

POUR UN artiste non reconnu, Jeremy a su s'entourer de plusieurs artistes bénéficiants d'une reconnaissance publique notable, dont Sophie Tellier - actrice, chanteuse et metteur en scène, amie et confidente, et Alexandre Bonstein - acteur, chanteur, auteur de théâtre musical, compagnon et complice de Jeremy. Ces deux comédiens ont collaboré depuis plusieurs années sur plusieurs projets de Circus, parce qu'ils ont reconnus en lui son génie de réalisateur et qu'ils encensent ce créatif hors norme.

Jeremy est un artiste au cœur pur animé essentiellement par le geste créateur ; il possède une particularité que beaucoup d'artistes rebelles ont en commun, il n'aime pas se promouvoir et se vendre comme un produit. Ses principes et ses valeurs l'ont souvent empêché de faire appel à des mécènes, par crainte de perdre en liberté de ton et en indépendance. Il est entier et digne, ce sont les aspects de sa personne qui me touchent le plus, cette intransigeance et cette intégrité, qui font de lui un homme rare et inestimable. Lorsqu'on est un joyau comme Jeremy, il est très difficile d'appairer aux normes et aux dictats du marché. C'est un être profondément sensible et lucide, et ses amis acteurs le savent très bien et ils l'aiment profondément aussi pour ces raisons.

Alexandre Bonstein // Photographie : Jeremy Circus
Tous ses projets se sont effectués dans le partage et dans une dimension contributive ; par sa vision décalée et sa passion, il a su donner un sens profond à la création artistique, toujours en dépit d'un manque de ressources financières et de l'absence d'une tribune médiatique solide ; Il s'est accroché et il est allé au bout de ses rêves. De sa passion sont nés des chefs d’œuvres dans des conditions qui n'étaient pas toujours optimales et dans des rapports de force qui étaient parfois lourds à gérer. Difficile de rallier tout le monde dans une même volonté, celle de nourrir un projet commun et non de satisfaire individuellement certaines entités égotiques, viles et calculatrices. Mais au final la somme des bénéfices personnels engrangés l'emportent toujours. Des êtres aimants et bienveillants l'entourent, comme Sophie et Alexandre, ils le soutiennent dans son désir de se réaliser en tant qu'artiste, afin qu'il puisse un jour accéder à la part de son gâteau à lui, pour le travail qu'il a réalisé au fil des années. Jeremy mériterait enfin une reconnaissance publique pour la qualité de ses réalisations.








Ragnarök // Photo : Martin Lebel. Art Work : Jeremy Circus
De Jeremy Circus à Ragnarson le viking ! Une transition du passé vers le futur...

JEREMY A RESSENTI un besoin profond de se reconstruire à travers une entité dans laquelle il se retrouve totalement ; "Ragnar" lui permet de s'affranchir d'une lourde épreuve qui lui a laissée de douloureuses stigmates. Il éprouve aussi le besoin de mettre une distance salvatrice entre ce qu'il est intimement, et le regard extérieur porté sur lui et ses œuvres. Ragnarson lui donne la distance nécessaire pour continuer son parcours d'artiste et de poursuivre sur de nouvelles pistes sans toutefois renier son passé, ses réalisations et son public d'initiés.





https://ragnarcircus.blogspot.fr/
Le blog "RAGNARSON" // Capture d'écran et lien hypertexte
Afin de mieux se diffuser et de dépasser les murs de l'entre-soi de Facebook, il créé le 2 décembre 2017 le blog Ragnarson et je l'épaule dans la rédaction de ses publications. Il nous apparaissait nécessaire d'élargir son réseau de communication afin d'attirer une audience renouvelée, plus large et plus attentive envers sa démarche artistique. Il est membre actif d'une importante communauté Viking et il détient une belle visibilité du côté des États-Unis. Depuis le lancement de son blog, ses audiences sont en pleine croissance et il obtient des visiteurs de partout dans le monde. L'avantage d'un blog s'éprouve dans une visibilité motivée par de réels regards, plus posés, plus respectueux et plus réfléchis sur le travail artistique.

Il se voit comme un des fiers descendants du célèbre guerrier viking, il se sent profondément investi par le lègue de son père spirituel scandinave. Perpétuer cet héritage ancestral lui donne la force de continuer à exercer son Art. Il trouve dans les pas de Ragnar l'inspiration à la création de nouvelles œuvres autour de la mythologie nordique. Dorénavant il se fera appelé Ragnarson (fils de Ragnar), il opte pour ce nom d'artiste porteur de significations et évocateurs de symboles puissants, pour se présenter fièrement dans ses futures réalisations.




Ragnarson - Valhalla // Photo et Art Work : Ragnarson Circus
RAGNARSON !
Une prise de position d'un libre penseur québécois en faveur de la création libre et indépendante d'un artiste lyonnais...

RAGNARSON, FILS autoproclamé de Ragnar, je reconnais en lui une âme lumineuse, j'adhère totalement à ses œuvres et j'encense sa démarche intellectuelle. Défendre son parcours et œuvrer à sensibiliser le public à son travail, découle d'un sentiment profond, celui d'être en harmonie avec mes valeurs et mes principes. Et à travers tout ce que Ragnarson représente dans mes entrailles, dans mon cœur et dans mon âme, j'utilise cette tribune pour me positionner clairement en faveur du droit culturel, qui est à l'heure actuelle malmené et bafoué par une culture de masse qui tend à écraser et à annihiler tous les artistes qui œuvrent en marge du système marchand.

RAGNARSON // Captation de l’entête du blog
Ragnarson symbolise pour moi la liberté et le courage. Il fait parti de ces artistes qui ont tant à offrir et à apporter à la société. Mais la société est souvent sourde et aveugle. Je crois sincèrement en sa démarche, en dépit d'un monde placardé par des murs de bêtises... Un monde cynique et désœuvré sur le plan affectif et collectif. Je n'ai aucune prétention malgré mon caractère trop volontariste qui pourrait être jugé déplacé envers sa démarche. Pourtant, pour lui... je suis prêt à traverser tous les cimetières et tous les déserts juste pour le voir sourire. Je lui offre mon écriture et ma pensée comme ma plus belle marque de respect et de confiance envers ce qu'il est, un être profond et touchant qui a fait fondre mon iceberg ; Ragnarson est l'incarnation d'un rêve sans enclave et sans barrière !






Le voyageur de l'éternel...

POUR CONCLURE ce travelling avant sur la vie de Jeremy Circus aka Ragnarson et pour illustrer avec justesse mon ressenti face à la traversée de cet homme courageux, je voudrais simplement partager le dernier clip de la chanson "Les Oxalis" de Charlotte Gainsbourg, une artiste que mon bon ami viking aime particulièrement.

Cette mise en abime poétique sur un texte troublant de Charlotte à la mémoire de son défunt père Serge et de sa défunte sœur Kate me donne à réfléchir à la signification du vivant dans un monde moderne rythmé par la vitesse, la course contre la montre et les communications numériques. Dans la succession des deuils, j'éprouve toujours l'amour dans l'absence de tout ce qui était. "De Jeremy Circus à Ragnarson" représente bel et bien ce passage vers le renouveau. Renaitre de ses cendres, se réinventer et regarder vers l'avenir, c'est simplement intégrer et accepter dans le présent et dans la trame narrative d'une vie, tout ce qui se conjugue à l'imparfait et qui est invisible pour le regard extérieur. L’impermanence du temps nous façonne, nous abime et nous patine. Nous gardons en nous de profonds sillons. Tout reste inscrit dans une mémoire universelle.

"Mon cœur est un sanctuaire sacré, je ferme mes paupières pour te retrouver toujours dans la même allée du cimetière du Père La Chaise et j'observe toujours ce même rayon de soleil caressant ta joue.

Ce jour si doux d'octobre est éternel.

Merci Ragnarson d'exister et d'éclairer mon écriture.

Martin"










mercredi 22 novembre 2017

Se divertir pour oublier



« Ainsi s'écoule toute la vie : on cherche le repos en combattant quelques obstacles, et si on les a surmonté le repos devient insupportable par l'ennui qu'il engendre. Il en faut sortir et mendier le tumulte. »
 Blaise Pascal – Pensées


Au delà de ce qu'il peut contenir d'inutile, le divertissement de masse nous conditionne à zapper l'essentiel. Il est ce parent appauvri du désir. Il est infiniment omniprésent dans le monde moderne, il est polyédrique et s'incarne dans divers objets. L'alternative aux divertissements se retrouve dans l'ennui et son cortège de vide. Mais qu'est-ce que l'ennui et le vide pour un esprit libre et créateur ? Juste l'occasion de se connecter sur son univers intérieur, et découvrir des couleurs, des nuances et des contrastes autrement plus vrais, que ceux trafiqués par la société de consommation immodérée.


Nous passons beaucoup de temps à nous laisser distraire par les gadgets de la modernité, simplement pour nous rendre la vie plus supportable dans la perspective d'une mort inéluctable. Parfois, l'ambivalence même de la distraction réside dans une dimension morbide, dans la vue d'un film d'horreur, dans l'action d'un jeu vidéo violent ou encore dans une activité sportive agressive, ou dite extrême, pour certains kamikazes en mal de sensations. Pour oublier notre condition mortelle, nous alimentons souvent des désirs glauques, à la limite de l'anéantissement, du beaux et du sacré, la vie. Il nous faut ressentir cette montée d'adrénaline pour se sentir vivant, quitte à flirter avec la douleur, la peur et le stress.

Il y a aussi les divertissements nobles, offert par la culture, qui élève l'esprit. Peut-on vraiment les appeler divertissements, dans la mesure ou il faut justement être connecté à soi-même, se concentrer et faire marcher autre chose que la satisfaction spontanée d'un besoin primaire, mais plutôt l'écoute et le don de soi. Lire un livre, regarder une sculpture, écouter une œuvre de musique classique, assister à un tour de chant lyrique, cela requiert une grande ouverture au monde, et n'est pas toujours une chose aisée et si distrayante. La culture ça se mérite par l'ouverture de l'esprit. Dans cette éloge de la lenteur, il est question d'un rapport au temps plus profond et moins matérialiste, ou l’observateur défi les lois de l'entropie, et se retrouve dans l’œil du cyclone, à regarder le monde extérieur courir vers son essoufflement.

Nous sommes en permanence sollicités à nous divertir pour oublier, même nos principes, nos valeurs, jusqu'à encenser tout ce que le système nous impose pour sa survie. Notre avidité pour les choses dites ludiques et distrayantes nous pousse à compulser trop souvent comme des automates. Les marchands de chimères nous enchainent comme des esclaves autour du grand JE de société. Nous passons notre temps à assouvir nos pulsions par des addictions toujours plus prenantes et chronophages.




Dans une société marchande dont les valeurs sont la compétitivité, l'agressivité, le rendement et le profit, le divertissement s’inscrit dans le consumérisme excessif et débridé. Se divertir devient de plus en plus une obligation et non plus un simple passe temps. Il faut dans ce monde formaté s'occuper à tout prix. Les publicitaires le savent très bien et le système marchand capitalise sur cette notion infaillible du "Must have". Il en est ainsi d'une multitude d'individus qui s'éparpillent et se perdent dans les distractions puériles. Amnésiques aux réalités qui dérangent et bousculent le quotidien, les consommateurs veulent juste se changer les idée, pour éviter de trop réfléchir, ça pourrait les tuer de réaliser leur bêtise. Les industriels du divertissement n'ont qu'à engranger les mirobolants profits du fétichisme de la marchandisation, ou les rituels sociaux s'inscrit plutôt autour du packaging superficiel, sexy et racoleur, qu'autour de réels échanges.

Il est plus aisé d'être trop occupé par le grand déballage incessant de nos écrans tactiles; nous légitimons ainsi notre ignorance, et nous pensons par procuration, à coup de clics, de copier/coller et de messages tout prêt à briller sur les façades. La consommation de masse est ce qui porte le divertissement à son apogée : elle nous fait oublier l'être au profit de l'avoir, dans une société gadget. Se divertir dans le monde d'aujourd'hui, c'est posséder, détenir toujours plus de tout et de suivre impérativement le courant. Ainsi, l'homme avec sa condition mortelle laisse la place au consommateur, ce Pac-Man à l'appétit inassouvissable, cet agent économique dédié totalement à la machinerie mercantiliste, qui coure pour avaler des Pac-Gommes, et alors il avance, sans poésie, sans imaginaire, dans un sens unique, dont l'ultime issue de sa vie est un "Game Over". Acculé au pied du mur d'un cul de sac labyrinthique, nul divertissement possible lorsque vos fantômes vous rattrapent.

L'homme troque sa liberté d’être contre l'oubli d'exister. La mort n'est alors qu'un terrain vague qu'il s'efforce de circonscrire, par des murs inter-connectés, préférant combler son vide par de l'illusoire, du magique et du virtuel. En somme, il se laisse endormir par la pensée unique et marchande. Pourtant, la vie existe grâce à la mort, et inversement. Elles sont toutes deux indissociables, et ainsi chercher à nier la mort par l'ivresse des distractions revient à amputer la vie et à se fermer les yeux sur le réel.

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Vous pourrez toujours interroger vos gadgets électroniques, si ça se trouve, ils trouveront deux ou trois arguments convaincants pour vous garder auprès d'eux. 

Parce que vous le valez bien !















dimanche 29 octobre 2017

AVANT PREMIERE : QUAND JE SERAI GRAND


"Un Molière ? Qu'est ce que tu veux que j'en fasse ? J'ai déjà un truc pour caler la porte..."
Jean-Pierre Bauman





AVANT PREMIÈRE : QUAND JE SERAI GRAND
Les enfants Roi de papa Circus !

Un coup de cœur de Martin Polaire
Ré-édition d'une publication du 25 octobre pour le CIRCUS FAN CLUB


  
Jeremy Circus, cinéaste/réalisateur indépendant
Bonjour ou bonne nuit à toutes et à tous !
Je ne sais plus comment on dit les choses au delà d'une certaine heure...
Avant d'aller sous la couette pour faire un gros dodo, je voulais vous faire part de mes appréciations au sujet de l'avant première du film Quand je serai grand qui s'est déroulée hier, le mardi 24 octobre, au Théâtre Clavel dans le 19ième de Paris.
Jeremy il est grand, beau et brillant, et jamais je ne pourrai me tarir d'éloges à son égard. C'est un homme qui s'est construit une forte identité dans le milieu du cinéma sans aucun compromis ; il est de ceux qu'on appelle un self made man ! C'est un artiste cinéaste indépendant qui se donne une grande liberté de ton, à l'heure ou la plupart de celles et ceux qui arrivent et réussissent dans le milieu doivent montrer patte blanche et se mouler aux impératifs du système afin d'obtenir des financements.



Sophie Tellier, Jeremy Circus, Alexandre Bonstein
Mon admiration pour lui est ineffable... il n'y a pas de mots assez forts pour décrire Jeremy... et j'aimerais tant qu'il soit davantage reconnu pour son génie, que ses œuvres puissent bénéficier d'une meilleure diffusion et qu'il puisse jouir d'une bonne rétribution.

 


Le film que j'ai vu aujourd'hui est une œuvre collective qui mérite le respect ; les acteurs de Quand je serai grand ont donné la plus belle part d'eux-même : la vrai.
Quand je serai grand est ni plus ni moins que le jeu des miroirs dans le milieu implacable des arts de la scène ; une mise en abime habile dans les brèches narcissiques d'actrices et d'acteurs ne vivant que pour leur art.




Jeremy Circus et Sophie Raynaud


Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire dans le détail, tout ce que je peux vous dire, c'est que Jeremy a très bien saisi la dynamique des grands enfants Roi de la scène. Tout tourne autour de leurs névroses, angoisses et nombrils ; mais dans le regard de Jeremy, les acteurs restent humains et attachants, parce-que derrière toutes ces postures tyranniques, se cachent une réelle souffrance et angoisse. Ce sont d'éternels enfants !



Les spectateurs invités à la projection privée ont ri du début à la fin ; le ton est décalé et les dialogues sont mordants dès les premières secondes du film. Les grands bébés de Jeremy ont improvisé la plupart des scènes, bien évidemment selon un canevas pré-établi. Il en résulte des moments de pur délire et de poésie. Ce film m'a beaucoup touché dans sa forme, la bande son a toute son importance et la musique est drôlement bien calée sur les scènes. Le rythme très punché, des cadrages savamment millimétrés, l'art du cadre serré sur des émotions à la limite du vrai.


Jacques Verzier
Sophie Tellier et Sophie Raynaud sont totalement investies dans leurs crêpages de chignons. Parfois ça fait très peur ! Sophie Tellier dans son personnage est abyssale et elle égratigne son beau vernis pour nous montrer la face moins reluisante de l'actrice ; d'ailleurs, lors de la projection, elle a ressenti un léger malaise et elle a reçu le film comme un coup de poing. Le miroir se casse enfin pour nous montrer les facettes des actrices et des acteurs en milliers d'éclats.
Mission réussie !



Alexandre Bonstein est complètement dans son rôle d'acteur à l'égo hypertrophié et la séance chez le psy est à mourir de rire. Il est simplement poignant et on a envie de le serrer dans nos bras pour le consoler. Il a du mal à abandonner le soleil duveteux pour le rendre à son analyste ; celui-ci lui tendra une main en plastique en guise de poignée de main. Absurde, hilarant et tellement caustique ! 




Sophie Tellier et sa fan, Betty Cognet
Armande Altaï en maquilleuse c'est du lourd de chez lourd et là on est pas dans l'économie de moyen. Elle me confie après la projection que le maquillage qu'elle créé sur le jolie visage de Sophie Tellier puise son inspiration dans l'imagerie de Cocteau.



Jacques Verzier dans le personnage de l'agent ne m'a pas fait rire du tout, je l'ai détesté dans ce film, faut voir comment il cause à la pauvre Sophie Tellier (dans le rôle de la comédienne Isabelle Deauville), le salaud ! Il joue très bien Jacques et j'ai aimé le détester et c'est pour ça que je l'aime. Vous me suivez ?




Je me permets de parler de leurs personnages aux travers de leurs réelles identités. Il est question d'eux dans ce film taillé sur mesure pour eux, d’où la fameuse mise en abime de l'acteur qui joue le rôle de l'acteur. Où est la limite ? Comment ne pas sombrer dans la folie ? Comment être lorsqu’on est tout et son contraire à la fois ? C'est le propre des acteurs et c'est aussi pour ça qu'on les aime et qu'on peut aussi les détester. Ce ne sont que des humains ! Des boules d'émotions emmêlées dans d’inextricables nœuds existentiels.

Jeremy Circus a totalement réalisé son long métrage grâce à l'apport de ses comédiennes et comédiens ! Une production dans le partage, la générosité, le don de soi, pour un des plus beaux arts, le cinéma. Mais il demeure néanmoins cette évidence que si les comédiens de Quand je serai grand ont tous acceptés de jouer sans être rémunérés, c'est qu'ils reconnaissent et qu'ils encensent indéniablement le talent de Jeremy Circus ! Ils lui sont reconnaissants de les avoir mis en scène et en lumière dans un film remarquable et brillant. Ils sont tous formidablement bien mis en valeur par l’œil avisé du génie Circus.


Jeremy Circus et Martin Lebel alias Martin Polaire
Chapeau l'artiste ! Tu es un virtuose dans la lignée d'un Xavier Dolan, et je pèse mes mots. Sincèrement je le crois. Tu possèdes un trésor inestimable en toi. Tu es très attachant, tu restes humble et lucide ; c'est ce qui fait ta force et ta profondeur. Merci pour ce moment de pur bonheur !


Je m'arrête ici, parce que le mieux est l'ennemi du bien et que j'aurais tellement à dire au sujet de ce film OVNI...
 

QUAND JE SERAI GRAND 
5 étoiles sur 5


Au fond ça ne se résume qu'à un seul mot... 

Gratitude !